« Les Bêtes du Gévaudan » ou la raison d’état : une contre-enquête. 🔥
Germain Rousseaux (Directeur de recherche CNRS, co-responsable de l’équipe Curiosity, Institut Pprime)
« Il ne se passe rien en France ni dans l’univers dont les curieux soient aussi empressés d’être instruits qu’ils le sont de ce qui se passe dans le Gévaudan. »
Le Courrier. Le 26 mars 1765.
Entre juin 1764 et juin 1767, le pays du Gévaudan fut traversé par une série d’attaques anthropophages dont la signature ne ressemble pas à celle d’une espèce endémique. Les récits concordent, malgré leurs écarts, pour décrire des griffures profondes, des décapitations nettes, des proies transportées à travers murets et fourrés, une résistance inhabituelle aux tirs et une défiance tenace face aux appâts. L’« affaire » se clôt officiellement deux fois par l’image d’un loup, d’abord en 1765, ensuite en 1767, dans des imprimés contrôlés qui fixent la lecture publique et désormais moderne. Nous proposons ici une contre-enquête et une double hypothèse animale et étatique qui rendent compte de l’ensemble des indices politiques, morphologiques, comportementaux et topographiques d’un tueur en série historique adapté aux reliefs de la Margeride et à la cour de Louis XV, finalement neutralisé à la Sogne d’Auvers, ce qui explique l’arrêt immédiat des attaques. Un consortium interdisciplinaire s’attache désormais à démontrer scientifiquement l’hypothèse animale maintenant que l’affaire est possiblement résolue.
➡️ Chapitre trois : « L’administration de la preuve textuelle et le temps de l’analyse scientifique. Questions/réponses » le Mardi 30 Juin de 10h à 12h, salle des conférences à la MSHS


