Penser la préhistoire, c’est avoir tout à la fois à tenir compte de la très longue durée, des théories de l’évolution, de l’hominisation, de ce que signifie être un chasseur-cueilleur semi-nomade pendant le Pléistocène, du processus de néolithisation, de l’absence d’écriture.
Comment la philosophie, tardivement apparue au Ve siècle avant notre ère et qui, lors de sa fondation, n’a soupçonné aucune des réalités ici mentionnées, peut-elle aujourd’hui les accueillir ? Que peut-elle en faire ? En quoi ces questions sont-elles susceptibles de réorienter son propre discours ? Pourquoi, depuis l’invention de la préhistoire, s’y est-elle si peu intéressée ?
L’objet de ce colloque consiste à réunir les chercheurs qui, venant de la philosophie, ont laissé place, au sein de leurs travaux à ces questions relevant des études préhistoriques. Il s’agit ici de procéder à un état des lieux, avec l’espoir que les questions préhistoriques puissent devenir un objet de recherche pour les philosophes eux-mêmes.


