« Café-Lectures » et « la recherche en mot(s) » à la MSHS
Le Centre de documentation est à nouveau rythmé par des Café-Lectures.
Le dernier en date : jeudi 26 février. Hugo Dupont, maitre de conférence en sociologie à l’Université de Poitiers et membre du GRESCO, est venu nous présenter l’un de ses derniers ouvrages : « Idées reçues sur le handicap ». Ouvrage qu’il a co-dirigé avec Étienne Douat et Stéphane Vaquero.
Vous pouvez retrouver sa présentation sur la chaine Canal-U de la MSHS :
En parallèle au Café-Lectures, une nouvelle action de vulgarisation scientifique produite par la MSHS s’intitule la recherche en mot(s). Il s’agit de podcast d’une durée de 20 min où un chercheur (se) vient présenter librement un mot en lien avec sa recherche.
Si vous souhaitez venir présenter une dernière publication ou aborder un mot associé à votre recherche, vous pouvez contacter nathalie.marlet@univ-poitiers.fr
La vie des labos
COMIC – CréatiOn, MémoIre et Contestation par la bande dessinée
Projet PARI (UPsquared) porté par Laurie Dekhissi (FoReLLIS, Université de Poitiers)
Longtemps reléguée au rang d’art mineur, la bande dessinée est aujourd’hui reconnue comme un objet culturel et scientifique à part entière, porteur de significations sociales, politiques et mémorielles. C’est dans ce contexte qu’a émergé le projet COMIC, porté par le laboratoire FoReLLIS.
COMIC s’interroge sur le rôle de la bande dessinée comme espace critique et participatif dans les sociétés contemporaines : comment ravive-t-elle des mémoires minoritaires et des récits collectifs invisibilisés ? De quelle manière ses formes graphiques permettent-elles de questionner les normes sociales ? Comment la recherche-création peut-elle renouveler les méthodes de transmission des savoirs ? Ces questions se situent au croisement de la linguistique, de la littérature, de la sociologie, de l’histoire et des arts visuels.
Le projet réunit une équipe interdisciplinaire et internationale. Côté poitevin, les laboratoires FoReLLIS, MiMMOC, Migrinter, GRESCO, Techné et Criham unissent leurs expertises, avec le soutien de la MSHS de Poitiers. Le réseau s’étend à des partenaires académiques de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Autriche, d’Italie, de Suisse, de République Tchèque, de Croatie, de Bosnie-Herzégovine, du Monténégro, de Serbie, de Pologne et de Hongrie. L’ambition de COMIC est de continuer à s’élargir : le consortium reste ouvert à de nouveaux partenaires européens partageant un intérêt pour ces thématiques, et les chercheur.e.s souhaitant rejoindre le réseau ou proposer des collaborations sont invité.e.s à prendre contact avec l’équipe.
COMIC s’appuie sur la dynamique du projet PRISM-BD (2IR, UP-Squared, 24-26), qui a déjà fédéré plusieurs laboratoires autour des représentations des minorités dans la bande dessinée, donnant lieu à des journées d’études, un colloque international et diverses actions de médiation. Fort de cette expérience collective, COMIC entend consolider et élargir ce réseau. Les activités prendront la forme de webinaires, de réunions de travail et d’une chaîne YouTube dédiée à la diffusion des échanges scientifiques, afin de garantir une large visibilité aux travaux du consortium.
Ce projet répond à la vocation du programme PARI : structurer un consortium international en vue de répondre à un appel à projet européen.
2026-2028 Projet PARI (Programme d’Appui aux projets pour une Recherche Internationale)
Projet « SCIRENES »(Sociabilités de Curieux et Identité : Réseaux Européens, Écrits & Savoirs / Sociability of the Curious and Identity : European Networks & Sciences) porté par Myriam Marrache-Gouraud (FoReLLIS, Université de Poitiers)
Le projet SCIRENES entend fédérer un réseau de recherche sur les curieux d’Ancien Régime à l’échelle européenne (notamment Europe du nord). À l’interface entre mon projet IUF (2025-2030) et un projet européen ERC en préparation, SCIRENES consiste à faire dialoguer les disciplines (littérature, et sciences humaines) et faire travailler ensemble trois types d’institutions (universités, bibliothèques, musées).
Le curieux est une figure médiane de la République des Lettres et des Sciences, qui permet d’en redessiner les contours respectifs. Si la recherche a porté jusqu’à présent sur les objets collectionnés dans les cabinets de curiosités, les écrits (préfaces, catalogues…) où le curieux commente ses choix reste un champ inexploré. L’enjeu de ce projet interdisciplinaire est de concilier histoire culturelle, histoire des sciences et analyse littéraire, pour ouvrir des perspectives neuves sur ces corpus inédits.
Il s’agit de mettre en évidence, dans l’Europe de l’Ancien Régime, l’ethos et la figure du « curieux », à l’intersection entre l’antiquaire, l’amateur, l’expert, le voyageur, l’érudit. À l’époque des premiers musées, c’est un homme de terrain qui par sa collection mais, j’en fais l’hypothèse, surtout par l’écriture, poursuit la double ambition de comprendre le monde et de parvenir à une certaine respectabilité sociale. Or, le curieux, sans doute parce qu’il est difficile à catégoriser clairement, a été invisibilisé par l’historiographie, au profit de ses objets (les curiosités) qui ont majoritairement retenu l’attention des chercheurs. La problématique centrale est donc d’opérer un mouvement de contrechamp en tendant un miroir aux curieux de l’Ancien Régime, pour se demander comment ils constituent par le texte un ethos de groupe à partir de pratiques singulières. Il s’agit d’une enquête inédite sur des corpus qui n’ont pas été abordés comme littéraires, de sorte qu’ils forment un ensemble méconnu, hétérogène et dispersé qui réclame une étude à part entière.
Mener une recherche sur le curieux au prisme de ses écrits pourra répondre à une double question d’actualité. D’une part il questionnera les sources de l’attachement ressenti dans la société européenne pour le patrimoine, l’objet rare et précieux ; il vient s’enrichir, depuis près de dix ans, d’un engouement pour la bizarrerie inclassable des « cabinets de curiosités », modèle qui infuse la muséographie contemporaine (MUCEM, Musée de la Chasse…), et engage des réflexions sur les liens entre livres et objets (ouverture d’un « Musée de la BnF » en 2022). D’autre part, force est de constater que le curieux fait un retour remarqué en étant quasi omniprésent aujourd’hui dans l’espace public, où l’incitation à ‘être curieux’ est récurrente, véritable argument de vente de produits culturels. Or, l’enjeu sera de démontrer qu’un tel phénomène de médiatisation (et de self-fashioning) intervient très tôt, dès le 16e siècle et dans toute l’Europe, grâce à la publication d’opuscules et de catalogues vantant les qualités de tel ou tel « curieux » collectionneur. Étudier de près ces publications, en les mettant au centre du travail, apportera des réponses à la question des équilibres savants, sociaux et médiatiques impliqués dans le fait de consommer des produits culturels, et plus largement dans le fait de se dire « curieux », encore aujourd’hui. Il s’agit, en réévaluant, par ses écrits, le poids du curieux (ou du collectionneur) dans la société en tant que personne publique, d’accéder à une relecture de l’histoire culturelle de l’Europe dont nous sommes les héritiers, et telle qu’elle s’est progressivement construite.
Erasmus Mundus Joint Master (EMJM)
« Physical Activity and Healthy Longevity » (PAHL) porté par Michel Audiffren (CeRCA, Université de Poitiers)
L’Université de Poitiers, partenaire fondateur d’un Master conjoint Erasmus Mundus
Le projet de master conjoint « Activité Physique et Longévité en bonne santé » a été lauréat de l’appel à projet interne « Support Program for Interdisciplinary and International Training » (SP2IT). L’objectif du Master EMJM PAHL est de former des cadres afin de leur donner des compétences dans le choix et la prescription des nombreuses options permettant de concevoir, d’organiser et de motiver le démarrage et le maintien de l’activité physique au sein de différentes populations de personnes âgées, et même selon les dispositions et préférences individuelles.
Le projet du EMJM PAHL s’appuie sur les travaux menés par le réseau COST « Evidence-based physical activity in old age » (PhysAgeNet, CA20104 ; https://physagenet.eu) de 2021 à 2025. Ce réseau regroupait plus de 450 membres issus de 45 pays. Il a notamment permis, d’une part, de faire l’état actuel des connaissances, fondées sur des données probantes, concernant les effets de l’activité physique sur la santé des personnes âgées et, d’autre part, de proposer des recommandations méthodologiques pour renforcer et préserver cette base de connaissances (e.g., Wollesen et al., 2025). Afin de valoriser ces résultats au bénéfice des sociétés vieillissantes à travers le monde, les universités impliquées dans le réseau ont souhaité appliquer et enseigner ces données scientifiques ainsi que les normes de recherche associées, en modernisant et internationalisant leurs programmes de Master en conséquence. Trois universités ayant participé au réseau PhysAgeNet ont ainsi constitué un consortium d’établissements d’enseignement supérieur afin de coordonner le projet du EMJM PAHL : la « Universität Münster » en Allemagne (https://www.uni-muenster.de/de/), qui était déjà l’université coordinatrice du réseau COST, la « Vrije Universiteit Brussel » en Belgique (https://www.vub.be/nl), et l’Université de Poitiers. Le consortium s’appuiera également sur un solide réseau de partenaires associés à l’échelle mondiale, fondé sur le réseau PhysAgeNet déjà constitué. Plusieurs universités impliquées dans le Master EC2U porté par l’Université de Poitiers ont par exemple complété ce réseau : Université de Coimbra au Portugal et Université de Pavia en Italie.
Le programme du EMJM PAHL s’appuiera sur les unités d’enseignement proposées dans le cadre des trois Master accrédités qui constitue l’ossature du Master ERASMUS MUNDUS PAH : (1) le Master of Science « Sports, Exercise and Human Performance » pour l’Université de Münster, (2) le « Research Master of Gerontological Sciences » pour l’Université de Bruxelles et (3) le Master STAPS Activité Physique Adaptée et Santé pour l’Université de Poitiers, parcours Ingénierie de la rééducation, du handicap et de la performance motrice. Parmi les enseignements proposés, on peut citer : Biologie de l’exercice et du sport, Psychologie de l’exercice et du sport, Mouvement humain et motricité, Fondements biologiques et psychologiques du vieillissement, Exercice adapté et pathologies, Vieillissement fonctionnel et cognitif : réadaptation par les activités physiques adaptées, Activité physique et plasticité cérébrale, Sport, santé et société, Technologies d’assistance / technologies de soutien, Méthodes de recherche. Le projet a été soumis sur le portail de la commission européenne en février 2026. Une réponse sur le processus de sélection est attendue en août 2026.
Le 5 mars 2026, l’Université de Poitiers a accueilli, dans la salle C011 de l’UFR Lettres et Langues, la journée d’études internationale et interdisciplinaire intitulée « Réconciliation, autochtonisation, décolonialité et postcolonialité ». Organisée dans le cadre du cycle « Arts, décolonisation et migrations. 2025-2026 », cette rencontre s’inscrivait dans les travaux de l’axe 3 de la MSHS Poitiers « Mobilités, patrimoines culturels et linguistiques », plus particulièrement dans la thématique « Migration, pouvoir d’agir, interculturalités ». Cette journée d’étude a été portée conjointement par les laboratoires MIMMOC (Kelly Fazilleau, Ariane Le Moing et Agathe Lacoste) et Migrinter (Adelina Miranda), avec le soutien de plusieurs partenaires universitaires et associatifs français et canadiens, parmi lesquels l’Université de Saint-Boniface (Etienne Rivard), l’AFEA, l’AFEC ou encore l’IEAQ/Chaire Senghor. Elle poursuivait une dynamique de collaboration scientifique déjà engagée entre les équipes autour des questions migratoires, interculturelles et postcoloniales, à travers plusieurs séminaires et colloques organisés depuis 2022.
Après un accueil des participant·es autour d’un café, les mots introductifs de Kelly Fazilleau, Julien Zarifian et Ariane Le Moing ont rappelé les enjeux scientifiques et politiques de cette journée : interroger les héritages du colonialisme, réfléchir aux notions de décolonialité et de postcolonialité, mais aussi examiner leurs usages dans les espaces francophones contemporains.
La conférence inaugurale d’Étienne Rivard (Université de Saint-Boniface, Manitoba), intitulée « Le palimpseste décolonial canadien : francophonie, autochtonie et immigration », a proposé une réflexion sur les tensions et les articulations entre mémoire coloniale, immigration et revendications autochtones dans le contexte canadien. L’intervention a mis en lumière la complexité des processus de réconciliation et d’autochtonisation dans les sociétés issues du colonialisme de peuplement.
La matinée s’est poursuivie avec un atelier de la jeune recherche animé par Agathe Lacoste (doctorante MIMMOC), réunissant Lisa Pignoux (M2 LLCER), Victor Baudouin (M2 LLCER), Lucile Goumakpo (doctorante MIMMOC) et Marianna Pavlou Paoli (doctorante MIMMOC). Cet espace d’échange a permis aux jeunes chercheur·euses de présenter leurs travaux et de discuter des enjeux méthodologiques et épistémologiques liés aux études coloniales, post-coloniales, décoloniales et autochtones.
L’après-midi a débuté par l’atelier « Imagerie coloniale et décolonisation des musées », animé par André Magord (professeur émérite de civilisation nord-américaine, MIMMOC), avec la participation de Sophie Leclercq (EESI Poitiers) et de Myriam Marrache-Gouraud (FoReLLIS, Université de Poitiers). Les échanges ont porté sur les pratiques curatoriales, la place des savoirs autochtones dans les institutions muséales et les stratégies de décolonisation des représentations culturelles.
La conférence de clôture de Petr Kyloušek (Université Masaryk, Brno), intitulée « Entre l’individuel et le communautaire : la conflictualité chez Naomi Fontaine », a ensuite exploré les représentations littéraires des tensions identitaires, culturelles et communautaires dans les littératures autochtones contemporaines.
Cette journée d’étude a souligné la nécessité de croiser les approches postcoloniales, décoloniales et migratoires afin de mieux comprendre les héritages contemporains du colonialisme et les dynamiques de pouvoir qui structurent encore les sociétés actuelles. Les débats ont également mis en évidence l’importance des démarches collaboratives et interdisciplinaires pour penser les enjeux de réconciliation, d’autochtonisation et d’interculturalité.
« Les Nouveaux Westerns : Approches Transmédiales »
Jeudi 12 et vendredi 13 mars s’est déroulé le colloque « Nouveaux Westerns : Approches Transmédiales », organisé par le collectif de recherche « Nouveaux Westerns » à la MSHS de Poitiers sous l’égide de Denis Mellier (FoReLLIS, Université de Poitiers). L’objectif de ce colloque était d’échanger sur les modalités hybrides et transmédiales du western anglophone contemporain.
Ses résurgences actuelles posent des questions formelles et génériques sur la notion de Frontière, qui restent tout de même affiliées à la production cinématographique et littéraire des années 1960 à 1980, comme l’a montré Denis Mellier dans sa communication « Une horde intermédiale : Why not ? (Peckinpah, Mc Carthy, Micol) ». Selon Éric Puisais, réflexif sur son héritage cinématographique, le western sous-tend un discours politique et historiographique, comme dans la série 1883 de Taylor Sheridan (2022) dont la représentation des colons problématise l’histoire de la Conquête de l’Ouest. Francisco Ferreira explique que Clint Eastwood, dans Cry Macho (2021), revisite avec ironie et nostalgie le fantasme du cowboy, et critique son propre héritage westernien. Margaux Collin a, pour sa part, montré que l’utilisation des codes théâtraux dans Django Unchained (Quentin Tarantino, 2014) faisait du western tarantinien un objet palimpseste et transmédial qui relie politiquement et culturellement le Sud profond à l’Ouest américain.
Le cinéma indépendant états-unien, notamment féminin, développe selon Corine Maury de nouvelles histoires du western qui reconfigurent le genre, l’espace et les relations genrées, comme dans La Dernière Piste de Kelly Reichardt (2010). Le cinéma-monde s’en empare également, comme le prouvent les résonnances entre Fanny Lye Deliver’d (Thomas Clay, 2019), Godland (Hlynur Pálmason, 2022) et Harvest (Athina Rachel Tsangari, 2024) que François Baillon définit comme « westerns palimpsestes ».
Dans une dynamique parallèle aux hybridations internes au genre, les marqueurs génériques du western se disséminent dans d’autres médias tels que la bande dessinée, la publicité, la musique ou les jeux-vidéos. Une table ronde centrée sur le western en bande dessinée, permet à Denis Mellier et Damien Canteau d’échanger avec les auteurs et dessinateurs Dominique Bertail, Rémi Farnos et Chris Reignault sur leurs perceptions du western et son influence sur leurs œuvres de bande dessinée. Eric Thouvenel et Gabriel Bortzmeyer explorent les contrées vidéoludiques du western et l’ambition immersive et totalisante de Red Dead Redemption II (Rockstar Games, 2018). Serge Chauvin étudie les ballades de Nick Cave utilisées dans les westerns, notamment L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Domenik, 2007) : est-ce un western mis en musique par Nick Cave, ou une musique de Nick Cave mise en film ? Joanne Vrignaud examine le paratexte publicitaire et les produits dérivés de la série Yellowstone de Taylor Sheridan (2018-2025) afin d’étudier comment les marqueurs génériques du western s’étendent hors du petit écran dans la production et la réception de la série phénomène.
Les deux journées ont mis en lumière les formes diverses que prennent les formes du western dans la sphère anglophone et questionné la prégnance de son héritage iconographique, politique, culturel et symbolique dans le paysage médiatique états-unien. A la suite de ce colloque, un autre évènement organisé par le collectif est prévu les 22 et 23 octobre, cette fois-ci à l’université de Caen, sur la question des séries et de la sérialité du western.
Villae antiques dans l’ouest de la Gaule : espaces de vie et installations de production
Séverine Lemaître et Mathilde Carrive (HeRMA, Université de Poitiers)
Le jeudi 26 mars 2026, a été organisée à la faculté Sciences Humaines et Arts de l’université de Poitiers une journée d’étude intitulée Villae antiques dans l’ouest de la Gaule : espaces de vie et installations de production.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des journées du laboratoire HeRMA au sein du parcours Mondes antiques du Master Histoire, civilisation, patrimoine de l’université de Poitiers.
Organisée par Séverine Lemaître, Mathilde Carrive et Isabelle Bertrand, la journée a été conçue autour du site antique de La Croche à Civaux dans la Vienne, un établissement rural gallo-romain installé en bordure de rivière et dont l’étude a repris il y a plusieurs années.
En effet, depuis 2022 cette villa antique fait l’objet d’une nouvelle exploration archéologique dans le cadre d’un programme pluriannuel soutenu et co-financé par le Ministère de la Culture (DRAC Nouvelle Aquitaine, Service Régional de l’Archéologie – site de Poitiers) et le laboratoire HeRMA. Le programme bénéficie également d’une aide logistique de la part de la municipalité de Civaux. L’équipe d’une quinzaine de chercheur.euses issu.es de différentes structures (musées de Chauvigny, Inrap, Eveha, CNRS et université) peut également compter sur la collaboration active avec le musée archéologique de cette petite ville du Poitou.
La recherche initiée il y a quatre ans est un chantier-école de l’université de Poitiers. La vocation pédagogique de ce chantier est un des aspects importants de notre programme de recherche. Quitter la bibliothèque pour aller sur le terrain, se confronter aux realia, aux vestiges antiques, apparaissent indispensables à la formation des étudiant.es en archéologie. Le chantier-école offre l’opportunité de mettre en pratique les méthodes spécifiques à cette discipline. Chaque année la fouille accueille entre 15 et 25 étudiant.es de l’université de Poitiers mais également d’autres établissements d’enseignement supérieur en France (universités de Bordeaux-Montaigne, Grenoble-Alpes, Lyon-Lumière, Nantes ou encore Paris 1 Panthéon-Sorbonne).
L’objectif scientifique du projet est de préciser le statut de cette villa en dressant le plan détaillé des vestiges et son évolution dans le temps et en en définissant les différents équipements de confort et de production. Rapprocher la villa de La Croche d’établissements ruraux antiques maçonnés, connus par ailleurs dans la vallée de la Vienne ou plus largement dans le Centre-Ouest constitue un des enjeux de la fouille archéologique mise en place.
La journée d’étude proposait d’explorer deux aspects distincts des vestiges livrés par les villae antiques, à savoir les espaces de vie et les installations de production (herma.labo.univ-poitiers.fr). Les établissements ruraux des campagnes antiques se caractérisent en effet par l’architecture et le décor de leurs espaces résidentiels mais également par les structures éclairant les activités agro-pastorales qui s’y déroulaient comme la viticulture. La rencontre a permis de mettre en lumière des découvertes récentes liées à l’archéologie préventive par exemple à Saint-Georges-lès-Baillargeaux ou encore à Cenon-sur-Vienne, mais également des données plus anciennes sur des sites faisant l’objet d’une nouvelle lecture comme à Cognac-Crouin en Charente, à Bourges dans le Cher ou encore à Saint-Saturnin-du-Bois ou Jonzac en Charente-Maritime.
Réseaux
Vous pouvez retrouver l’actualité du réseau R3 NumEd via le lien suivant : Lien
Première journée d’études de l’axe 3 Communication
Communication, médias, discours institutionnels et processus de (dé)légitimation de l’action publique
L’axe Communication du R3-LPP organise sa première journée d’études le 22 juin prochain à Sciences Po Bordeaux. L’événement pourra également être suivi à distance.
Dans un contexte où les politiques publiques sont fortement exposées aux dynamiques médiatiques et numériques, cette journée propose d’interroger la manière dont elles sont construites, justifiées, contestées ou reconfigurées à travers des dispositifs de communication et des discours circulant dans l’espace public. Elle vise à analyser les processus de (dé)légitimation de l’action publique et à croiser les regards disciplinaires sur ces dynamiques.
Un appel à communications interne lancé par l’axe 1 Coproduction
L’axe 1 du réseau, Coproduction des politiques publiques, a lancé un appel à communication interne aux membres de l’axe, en vue d’une journée d’études le 23 octobre 2026 à l’IAE de Poitiers.
Co-construire avec les publics : cadres et enjeux pour légitimer l’action publique
L’axe 2 Évaluation poursuit la dynamique collective
Organisé en 3 groupes de travail[1], l’axe 2 poursuit sa réflexion pour construire une journée d’études commune à l’automne prochain. Ces échanges montrent une volonté de travailler collectivement et de manière interdisciplinaire autour des enjeux de l’évaluation des politiques publiques.
Une dynamique inter réseaux en construction
Le R3-LPP et les autres R3 de la Région Nouvelle Aquitaine s’associent afin de proposer les R3NDEZ-VOUS INTER RÉSEAUX, cycle de webinaires dédiés à des enjeux transversaux de la recherche. Chaque webinaire met en dialogue deux intervenantes ou intervenants (membres des réseaux ou experts externes) afin de croiser les regards et faire émerger des perspectives complémentaires. Le premier webinaire s’est déroulé le 2 juin, autour des enjeux de l’utilisation de l’IA dans la recherche. Le second aura lieu le 15 septembre 2026 et portera sur la recherche et la prise de décision publique.
Enfin, une journée inter-réseaux est également prévue le 1er décembre à Bordeaux, autour de la thématique de l’interdisciplinarité. Plus d’informations à venir prochainement !
Retrouvez toute l’actualité du réseau : www.r3-lpp.fr
[1] GT1. Méthodologies de l’évaluation ; GT2. Evaluation et démocratie ; GT3. Evaluation et pilotage des politiques publiques
30 juin : Conférence « Les Bêtes du Gévaudan » ou la raison d’état : une contre-enquête, par Germain Rousseaux (DR CNRS, co-responsable de l’équipe Curiosity, Institut Pprime). Chapitre 3 : L’administration de la preuve textuelle et le temps de l’analyse scientifique. Questions/réponses