MSHS de Poitiers (Axe 2) : Journée d’études « Mineur(e)s en mobilité et privation de liberté » le 05/07/16

Dans le cadre de l’Axe 2 de la MSHS « Marchés, Cultures de consommation, Autonomie et migrations »,

les laboratoires MIGRINTER, CECOJI-UP et CEPED organisent une Journée d’études dont vous trouverez l’annonce ci-dessous et le programme ci-joint.

Journée d’études

Mineur(e)s en mobilité et privation de liberté

organisée par les laboratoires MIGRINTER, CECOJI-UP et CEPED

en lien avec l’Université d’été Facultatis Iuris Pictaviensis 2016.

Thème : l’enfant.

5 juillet 2016, 10h-17h

Faculté de droit, Hôtel Aubaret,

Amphithéâtre Pierre Couvrat

15 rue Sainte-Opportune, 86073 POITIERS

 

Consulter le programme ICI

A partir de 17h30, l’exposition Démineurs sera présentée par Fred Soupa (Association La Colline) et Sarah Przybyl (Migrinter) en présence d’Aurélie Guitton, coordinatrice de la plateforme InfoMIE.

Cette exposition réunit des réalisations issues de différents ateliers menés avec des jeunes mineurs étrangers. Des éléments graphiques et pédagogiques font découvrir aux visiteurs les conditions de vie, de voyage, et d’accueil souvent méconnues de ces jeunes migrants.

La journée sera clôturée par la Projection du Film La Liberté en prime, à 21h au Cinéma Le Dietrich, en présence du réalisateur Nils TAVERNIERHawa BaDirectrice du programme Sénégal d’Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), Daniel Senovilla, juriste, Migrinter (CNRS) et Nelly Robin, géographe, Centre de Recherche pour le Développement (CEPED).

Nils Tavernier a tourné pendant deux ans avec des mineur(e)s détenu(e)s à la Maison d’Arrêt et de Correction de Thiès, l’une des plus grandes villes du Sénégal. Ce film fait découvrir une démarche inédite, basée sur la justice réparatrice par la pratique de l’escrime, qui a permis aux Mineur(e)s de se reconstruire, de vivre ensemble sans violence exacerbée et d’améliorer de manière spectaculaire leurs relations avec le monde judiciaire et l’encadrement pénitentiaire. Le réalisateur donne la parole aux mineur(e)s comme Awa, contrainte à la prostitution clandestine et accusée d’infanticide, suite à une grossesse précoce non désirée : « avec l’escrime, j’ai appris le courage en prison ; je me suis battu avec les garçons et j’ai gagné ; aujourd’hui, je sais que je peux être une maman et donner cette force à mes enfants ». Le film témoigne aussi du regard nouveau que portent les magistrats et les agents pénitentiaires sur ces mineur(e)s privé(e)s de liberté et de l’évolution de leurs pratiques judiciaires en matière de justice juvénile.

 

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