Présentation des mouvements oculaires

Pourquoi enregistrer les mouvements oculaires ?

Les mouvements des yeux (ou leur absence de mouvement) sont des indicateurs utiles à l’étude du comportement humain.

Comme nous n’avons pas conscience de la plupart des mouvements de nos yeux, l’enregistrement des leurs mouvements par un dispositif matériel permet leur analyse objective.

Par exemple, lors de la lecture d’un texte, on a montré que certains mots n’étaient pas lus.

Voici un exemple simplifié réalisé dans le cadre de la lecture de phrase (les flèches représentent les saccades et les étoiles, les fixations). En rouge : vers l’avant. En vert : vers l’arrière. On voit que le regard ne se fixe pas sur certains mots : « de », par exemple. JPEG

Quand et comment les enregistrer ?

Le système visuel est mis en jeux dans de nombreuses activités. On peut s’intéresser aux mouvements des yeux pour les étudier en eux-mêmes, mais aussi comme indicateur supplémentaire pour étudier d’une activité complexe. Par exemple l’enregistrement des mouvements oculaires pendant la production écrite apporte des informations supplémentaires sur ce qui se passe lors des arrêts de l’écriture, et même pendant le « tracé » de l’écriture : relectures, repérages de corrections, prises d’informations, suivi de l’écriture, etc. Le plateau technique est équipé du matériel nécessaire à l’enregistrement de telles activités.

Comment analyser les mouvements oculaires ?

Les mouvements oculaires peuvent être décrits par de nombreux paramètres : lieux où l’oeil s’est arrêté, pendant combien de temps, quelles distance il a parcouru depuis le point de départ, etc.

La sélection des paramètres les plus pertinents dépend de l’objectif de la recherche en cours. Les plus connus sont :
- les saccades (des « sauts » d’un point à un autre)
- les fixations (des moments d’arrêt de l’oeil)

La saccade est un mouvement de l’oeil d’amplitude et de vitesse variables.

Deux indications permettent de caractériser une fixation : sa durée et sa position dans le champ visuel. Le nombre de fixations au sein d’une zone donnée peut est également être une indication importante.

Il s’agit d’établir, pour chaque étude (en fonction de l’activité proposée au sujet), des seuils temporels et spatiaux précis permettant de définir quelles saccades et fixations doivent être mesurées. On peut également s’intéresser aux fixations sur certains lieux en particulier, comme par exemple une faute d’accord dans une phrase ou un élément incohérent dans une image.

Dans le cas de l’enregistrement de deux dimensions du comportement, on s’intéressera aussi aux positions relatives. Par exemple quelle est la position du regard par rapport au crayon ? Ou encore, dans le cas d’un activité de pointage manuel de cible, l’aspect synchronisation sera important : est-ce l’oeil qui pointe avant la main ou l’oeil qui suit la main ?

Pour nous aider dans cette tâche,nous disposons d’un certain nombre de logiciels « tout fait » et d’outils pour créer les logiciels qui nous manquent.

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