Axe 4 : « Mobilités, dynamiques interculturelles et Patrimoines en danger »

Coordinateurs : André Magord (MIMMOC) & Vincent Michel (HERMA)

L’étude des cultures et des facteurs d’intégration est une orientation de la Stratégie nationale de recherche (Orientation 30). Alors que notre continent connaît des flux de migrants et de réfugiés et que les questions identitaires se réactivent, il est important d’analyser les phénomènes de mobilité sur un temps long, en comparant des cultures d’accueil différentes et en tenant compte des motivations (conflits, emploi, liberté d’opinion, …) à l’origine de certaines de ces mobilités. De plus, cet axe envisagera la question de la mobilité en abordant les questions de droit et de politique : droit au séjour, demandes d’asile, contrats d’intégration, politiques d’accès à la citoyenneté ; ces questions impliquent une perspective juridique, mais également une perspective anthropologique et philosophique pour comparer la façon dont des cultures différentes conçoivent les droits des minorités et la distinction entre assimilation et intégration. Des études de terrain pluridisciplinaires et intersectorielles sont envisageables afin d’éclairer les rapports entre référents culturels spécifiques et processus sociaux qui, le plus souvent, échappent aux discours médiatiques et aux pouvoirs publics. Nous postulons qu’un regard plus précis sur le rôle social des migrations, dans une perspective inter-culturelle, nourrira une réflexion plus large sur la légitimation de la différence culturelle en contexte national et en lien avec un monde global interconnecté.

L’approche diachronique sera requise pour analyser le fonctionnement de sociétés pluriculturelles anciennes qui se sont construites avec d’importants mouvements migratoires et dans la coexistence de religions, langues et cultures différentes de façon à apporter des éclairages inédits sur la variation culturelle, notamment en contexte diasporique. C’est dans ce cadre que la question des patrimoines culturels en péril, de leur préservation, de leur diffusion et de l’intérêt de leur conservation en vue de leur analyse sera posée. En effet, si les crises et conflits génèrent des déplacements de personnes importants, ils posent également la question de la sauvegarde des patrimoines culturels qui peuvent être déplacés eux aussi, voire détruits. Alors que le tribunal international de La Haye vient prononcer une condamnation pour destruction de Patrimoine mondial de l’humanité (mausolées de Tombouctou, au Mali, 2016), nous nous demanderons ce qu’il est possible de faire, avec les outils les plus modernes (Humanités Numériques) pour préserver les patrimoines culturels (écrits en particulier), les mettre à la disposition de la science et les exploiter.

Cette proposition entrera en lien avec le Programme Insect du CPER concernent l’Axe « Analyse prospective des dynamiques territoriales » (Thème « Territoires urbains et construction de l’altérité des jeunesses minorisées » et l’Axe « Innovation, Industrie culturelle et valorisation du patrimoine »

Programmes envisagés :

  • Diversité culturelle et altérités constructives, circulation des idées et idéologies, les cultures en mouvement (interculturalités, francophonie, …), rural/urbain,
  • Mineurs en mobilité et droits de l’homme, mobilités féminines,
  •  Conservation, valorisation et exploitation des patrimoines culturels
    • Les patrimoines (matériels/immatériels), le rôle de l’Unesco

 

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